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Nouvel article de presse pour la situation du 48 rue de la république à Saint-Denis.

Deux citations de cet article de L'Express : "Le bâtiment a été en partie détruit pendant l'intervention, puis il est devenu inaccessible à la suite d'un arrêté de péril imminent pris par la mairie."

"L'avocat redoute une action d'expropriation de la mairie dans le but de réaliser une fructueuse opération immobilière."

L'attitude pour le moins ambiguë de la Mairie de Saint-Denis est encore une fois évoquée dans la presse. L'article du Canard Enchainé mentionnait déjà le point suivant :

"Ni l'avocat du syndic ni les assureurs n'ont pu entrer dans les lieux ; seuls les experts de la mairie, n'écoutant que leur courage, y ont été autorisés."

On entend régulièrement Stéphane PEU (Maire-Adjoint de Saint-Denis à l’Urbanisme, Vice-président de Plaine Commune à l’Habitat) indiquer en interview à la presse que "la propriété privée c'est sacré, les procédures au TGI de Bobigny sont trop longues ; nous à la Mairie, on peut rien faire".

Pourtant, pour le 48 rue de la république, la Mairie de Saint-Denis semble bien s'être octroyée les pleins-pouvoirs, arrêté de péril imminent oblige. D'un seul coup, la Mairie se découvre le pouvoir d'interférer dans la "propriété privée" ; agissant comme si le 48 rue de la république lui appartenait déjà. Ce comportement autoritaire de la Mairie n'a fait qu'alimenter les rumeurs d'une future opération immobilière. Les habitants et les propriétaires de l'immeuble risquent d'en faire les frais !

Dans sa communication, la Mairie de Saint-Denis a rappelé à plusieurs reprises "soutenir les habitants du 48 rue de la république". Pourtant, en empêchant l'accès à l'immeuble pour cause de péril imminent, la Mairie n'a pas tenu ses promesses, ce qui n'a pas manqué de causer de nombreux problèmes pour les habitants :

- lors de l'AGE de décembre 2015, la Mairie avait expliqué que les copropriétaires pouvaient aller récupérer leurs affaires, à conditions d'aller chercher les clefs à la Mairie.

Cette promesse n'a pas été tenue, puisque de longs mois se sont écoulés avec toujours les mêmes blocages de la Mairie, empêchant l'accès à l'immeuble aux habitants, à l'assurance de l'immeuble et à l'avocat du syndic.

- le 48 rue de la république est resté désert pendant de longs mois, ce qui fait que plusieurs habitants ont vu leurs affaires disparaitre (argent, vêtements, bijoux, mobilier...) de leurs logements. La responsabilité de cette situation incombe à la Mairie, puisque elle a empêchée l'accès à l'immeuble pendant de nombreux mois !

- la Mairie de Saint-Denis n'a envoyé aucun écrit aux habitants pour expliquer la situation, pas un seul courrier pour expliquer les conséquences de l'arrêté de péril imminent. A aucun moment la Mairie n'a expliqué, par écrit, pourquoi elle a empêché aussi longtemps l'accès au 48 rue de la république. Les injonctions autoritaires de la Mairie n'ont été faites qu'oralement ! Niveau transparence, on a vu mieux !

Il conviendra de rappeler, une fois encore, que la Mairie aurait pu (et aurait du) saisir le Juge et faire un dossier aussi bien pour les impayés, les carences du syndic du 48 rue de la république et tout le reste. La Loi ALUR autorise la Mairie à agir lorsque les syndics se montrent défaillants. La Mairie est restée spectatrice, en attendant une possible récupération de cette copropriété.... Oui, on parle bien d'une Mairie de gauche... !

Rappel : il conviendra de rappeler également que le syndic GID (Gestion Immobilière Dubourg) reste largement responsable de la (mauvaise) gestion du 48 rue de la république.

Le syndic ne se serait jamais vraiment inquiété pour cette copropriété qu'il gère depuis des années, alors que plusieurs copropriétaires ont signalé au syndic les soucis rencontrés. Les copropriétaires ont déjà voté les travaux pour l'immeuble, plusieurs copropriétaires ont réglé les travaux, et le syndic s'est montré incapable d'installer une caméra de surveillance dans l'immeuble avant que ne surgisse le Raid. Pourtant, le principe de la vidéosurveillance avait déjà été voté en Assemblée Générale (voir l'article de Mediapart à ce sujet).

La première mission des syndics est d'empêcher l'endettement des copropriétés qu'ils gèrent. Sur ce point, le syndic du 48 rue de la république a largement échoué. Le syndic aurait dormi sur cet important impayé. Et lors de l'AG, le syndic affirmerait ne pas avoir pu faire les travaux à cause des impayés dont il se serait mal occupé, bien que la Loi l'exige pourtant.

Tag(s) : #Article de presse, #La rue Corbillon à Saint-Denis, #Syndic GID (Gestion Immobilière Dubourg)

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