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Lorsque des copropriétaires se regroupent et s'unissent, cela peut amener des résultats face à un syndic qui fait la sourde oreille. Petit rappel avec cet article du Journal de Saint-Denis, lors des manifs organisés devant le syndic Poncelet, en juin 2008.

Un exemple à suivre pour la suite des évènements, un exemple à suivre dans le cadre de notre collectif. De quoi donner des idées aux copropriétés actuellement en difficulté face à plusieurs syndics peu scrupuleux à Saint-Denis (et en Seine-Saint-Denis) !

"Le Journal de Saint-Denis

Des copropriétaires manifestent contre leur syndic


Le cabinet Poncelet est mis en cause par plusieurs habitants aux revenus modestes qui lui reprochent de les accabler de charges


Depuis le 9 juin, un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes se forme chaque lundi vers 17h devant une petite devanture aux rideaux baissés de la rue Gabriel-Péri. C’est le local du cabinet Poncelet, « syndic de copropriété, gérance, expertise, vente », pour reprendre l’intitulé commercial de cette « maison fondée en 1923 ». Ces manifestants pacifiques sont les co-propriétaires du 4, rue Auguste-Delaune, un immeuble ancien, de 39 logements, plutôt vétuste, mais où ils sont accablés de charges inexplicables au vu des documents fournis par le syndic. « Il nous empêche de vérifier les comptes ! », s’indignent-ils.
 
Ce qui les a décidé à faire cause commune est le courrier reçu début juin par une dizaine d’entre eux. Le cabinet Poncelet les y informait que leur dossier venait d’être « déposé chez l’huissier ». « On n’a eu ni appel, ni relance », protestent-ils. « J’ai payé mes charges fin avril, 700 euros pour deux appartements de 36 m2. On me réclame maintenant 3715 euros, avec des frais d’huissier ! », raconte Marie Martin. Pour Sonia Cuquemy, propriétaire de son 60 m2 depuis juillet 2007, l’addition est de près de 3600 euros. La moins élevée avoisine les 2000 euros, et le total atteint 38000 euros. Pascal Teilhet, gérant du cabinet Poncelet, que nous avons interrogé notamment à ce sujet, s’est limité – par mail et en quelques mots – à mentionner le vote de la dernière assemblée générale en juillet 2007. Un appel de fonds exceptionnel a bien été voté, reconnaissent les membres du conseil syndical, pour « régler les frais de contentieux » sur au moins deux dossiers de copropriétaires qui n’ont pas payé leurs charges depuis plusieurs années. « Mais on ne savait pas sur quelles sommes allait porter cet appel », ajoutent-ils en s’étonnant des méthodes du syndic qui s’évertue, disent-ils, à leur refuser tout accès à la comptabilité de la copropriété. Et ce, depuis janvier.

« Jusque-là, jamais nous n’avons été alertés sur l’état de la trésorerie, qui avait toujours été équilibrée, souligne Valérie Merville, la présidente du conseil syndical. Pour parer à toute difficulté, on a quand même voté une hausse du budget annuel de 35%, qui est passé à 61 000 euros. Et ce, alors que les gens de la copropriété ont des revenus modestes et que les charges sont déjà importantes. » Pour le petit 28 m2 qu’il a acquis en 1986, Lahbib El Amraoui fait état de 320 euros trimestriels de charges, « avec en plus 700 euros de régularisation à la fin 2007 ! ». Environ 500 euros pour un 42 m2, annonce de son côté Valérie Merville. Pourtant, pas d’ascenseur, ni de gardiennage à financer. Les charges ne comprennent pas non plus la facturation d’eau – payées individuellement – ni l’assurance de l’immeuble. « Elle nous coûte de 6000 à 7000 euros par an. Moi, j’ai dû payer 300 euros », précise Marie Martin. « En plus, on vient d’apprendre que le monsieur qui vient faire le ménage n’a pas été payé depuis novembre ! », s’exclament les copropriétaires. D’après eux, rien ne justifie un déficit de la copropriété.

Rappel : manifs devant le syndic Poncelet (juin 2008)

« Pour les dossiers au contentieux, le syndic choisit les procédures les plus longues et les plus coûteuses », estiment-ils. Et de citer parmi ces deux cas, celui d’un marchand de sommeil notoirement connu à Saint-Denis, et qui n’aurait rien versé depuis 2005 au titre d’un logement subdivisé pour plus de rentabilité. Il y entasserait deux familles de locataires, malgré une interdiction à l’habitation prononcée en janvier 2007. Une procédure de saisie immobilière avait été décidée lors de la dernière assemblée générale sur ce logement et sur un autre. Près d’un an plus tard, « on ne sait pas ce qu’il en est ». Résultat, « les travaux nécessaires ne sont pas faits », ajoute Valérie Merville, exception faite des interventions d’urgence pour consolider l’un des trois bâtiments et assurer l’évacuation des eaux dans la cour. « La même année, en 2005, il y a eu un appel pour la réfection de la toiture et le ravalement du bâtiment A (côté rue Delaune), qui n’ont pas été faits. J’avais moi-même donné 1200 euros. » Mais aucun remboursement n’est encore intervenu, ajoute-t-elle en reconnaissant leurs difficultés passées à maîtriser ne serait-ce que le cours de l’AG annuelle. « On nous disait par exemple qu’il fallait signer le procès-verbal dès la fin de l’AG. Ce qui nous empêchait de le vérifier. Et aujourd’hui, on voit combien il est difficile de se mobiliser, les gens sont menacés d’huissier. »

« On se rend compte combien il peut être facile de mettre en faillite une copropriété saine », s’inquiètent les copropriétaires qui signalent une dernière découverte. Au siège du cabinet Poncelet, qu’il dirige depuis une quinzaine d’années, M. Teilhet a domicilié quatre sociétés civiles immobilières, Pégase Avenir en 1997, Mercure en 2001, Mars et Platon en 2002, gérées pour trois d’entre elles par son épouse, également gérante du cabinet Theilhet, fondé en 1987 à Paris. Sur ce sujet, comme sur d’autres, M. Teilhet a refusé de s’exprimer malgré nos sollicitations répétées.

Marylène Lenfant"

Tag(s) : #Syndic Poncelet, #Article de presse, #Les syndics à Saint-Denis, #Marchands de sommeil, #Caricatures

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