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Collectif de Conseils syndicaux (CS) de copropriétés à Saint-Denis
Ouvert aux syndics libres bénévoles (SB)

Réunion du 15 décembre 2016, salle 311 - 15, rue Catulienne
Compte-rendu par Silvio Lauro, Jean-Yves Mercier, David Frigge, Jean Brafman.

10 personnes présent-e-s.

La 13ème réunion des conseils syndicaux et syndics libres des copropriétés de Saint-Denis a eu lieu le 15 décembre 2016.

Ordre du jour :

De nouvelles avancées pour les copropriétaires et copropriétés de Saint-Denis.

Après 2 années d’existence, le collectif « Copros Libres » a besoin :

- de faire le bilan de son action,
- de réfléchir

--> à de nouvelles formes d’intervention mieux adaptées aux problèmes des copropriétés de la ville,
--> aux thèmes qui doivent être encore développés,
--> aux outils utiles aux conseil syndicaux et syndics libres,
--> aux partenariats à poursuivre et à construire,

- de décider des rythmes et formes des réunions, permanences, interventions et rencontres auprès de syndics, collectivités et institutions.

 

Principales décisions : le collectif version 2017

Le collectif « Copros Libres » CSSB (Collectif des conseils syndicaux bénévoles - ou libres -) de Saint-Denis poursuit ses activités et initiatives.
La base est celle qui avait été définie en décembre 2014.
Le collectif a vocation à regrouper le maximum de représentant-e-s de conseils syndicaux, de syndics libres, de copropriétaires minoritaires et isolés en accord avec les objectifs du collectif, de copropriétaires engagés dans des actions.
Le mode de fonctionnement du collectif est celui d’un réseau de solidarité, de convergence et de partage des mêmes objectifs.

Quelques assemblées générales annuelles (une par trimestre ?) seront organisées pour déterminer, affiner et concrétiser ces objectifs.
L’esprit du collectif est celui de la mutualisation, de la coopération et de la solidarité. Toutes ses initiatives sont fondées sur cet esprit.
Un groupe réduit d’animation assure son fonctionnement tant par moyens Internet qu’en se réunissant à la demande.
La communication sera assurée par le blog (deux animateurs à prévoir), les messages d’information et d’invitation, le site Internet du Journal de Saint-Denis, les communiqués et les articles sollicités dans la presse.

Les contacts extérieurs et de partenaires se feront selon disponibilité. L’élargissement des interlocuteurs représentant le collectif est recherché.
Des réunions thématiques (comptabilité de gestion, consommation d’eau, compteurs Linky, etc…) seront organisées. Des outils communs seront élaborés et diffusés.

Une priorité sera accordée aux actions de mobilisation sur le terrain (action de groupe) fondées sur la solidarité de tous les copropriétaires du collectif.
Une attention particulière sera portée aux copropriétés incluses dans le périmètre des dispositifs de requalification et renouvellement des immeubles dégradés ou susceptibles de le devenir, ainsi qu’à la lutte contre l’endettement et les marchands de sommeil.

Des demandes correspondant aux responsabilités des différentes institutions et collectivités (dont la Ville de Saint-Denis) seront effectuées. En premier, une démarche sera faite pour l’extension à tous et le développement des activités et services de la Maison de l’Habitat. D’autres demandes seront faites.
Un appel est lancé pour un partage des tâches de secrétariat indispensables au collectif, ainsi que pour la participation à son groupe d’animation.

 

Un large échange a permis à chacun-e de donner son appréciation sur le collectif « Copros Libres » de Saint-Denis.
Tout le monde a relevé l’importance du travail effectué et son rayonnement dans la ville et au-delà. Cela a contribué à la légitimation de cette démarche sur les bases de sa déclaration initiale d’intention qui reste valable :

« La volonté partagée, dans la diversité des copropriétés, des situations, des problèmes … s’est exprimée autour de quelques idées simples et ouvertes :

- partager informations, expériences et solutions,

- contribuer à une bonne application efficace et générale de la loi ALUR,

- mutualiser les opinions sur les syndics professionnels et s’épauler dans les éventuelles confrontations,

- travailler à une baisse des charges et à des économies d’échelle,

- créer plus de dynamiques communes entre propriétaires et locataires des copropriétés,

-  échanger au niveau des prestataires,

- développer des processus de coopération à l’échelle locale mais aussi de Plaine Commune voire au-delà pour les questions communes des copropriétés confrontées aux grandes entreprises de gestion immobilières,

- participer à la lutte contre les marchands de sommeils,

- mieux impliquer l’ensemble des copropriétaires,

- agir sur les conditions d’environnement urbain. ».


Durant les 2 années, nombre de copropriétaires, conseils syndicaux, syndics libres de Saint-Denis mais aussi d’autres villes ont pris contact, ont participé aux activités et aux réunions, ont bénéficié des informations par messagerie ou via le blog. Plus d’une centaine de contacts sont ainsi actifs.
Les réunions publiques et les réunions du groupe d’animation se sont alternées, avec la fréquence d'une réunion par mois. Auxquels se sont ajoutés les permanences, très fréquentées au début, nettement moins depuis 6 mois.

Des outils d’aide aux copropriétés ont été créés : par exemple, le collectif a proposé des délibérations à inscrire dans toutes les AG de copropriétés, pour s’assurer d’une bonne qualité de la gestion et de la bonne application de la loi ALUR.
Des suivis individuels ont été effectués tant durant, qu’après les permanences ou par des sollicitations ponctuelles : rapports avec le syndic, vérifications de comptes séparés, comptabilité de gestion, travaux, dettes, suspicion de marchands de sommeil, etc…

Le collectif a participé à nombre de réunions dans la ville lorsque des copropriétés ont été concernées par des évènements (incendies, dégradations, expulsions, …) et a rencontré les élus (Mairie et Députés).
Des actions de groupe vis-à-vis de syndics incompétents ou peu rigoureux, voire à la limite de la légalité, ont été entreprises avec un grand succès et a sans doute conduit un certain nombre à réévaluer la qualité de leurs prestations : le meilleur exemple est SDC / Société Dionysienne de Copropriété. La presse locale (Journal de Saint-Denis) et départementale (Le Parisien 93) s’en sont fait écho.

Une stratégie de communication très précise a concerné trois volets :

- un blog largement consulté,

- une diffusion régulière par messagerie,

- des « boîtages » de documents d’information accompagnant les actions de groupe.

Enfin, divers contacts ont eu lieu avec les organisations de copropriétaires (surtout l'ARC mais aussi fédération des coopératives par exemple).
Tout ce travail très positif a reposé sur trop peu de personnes et il y a eu épuisement. De plus, une certaine redondance a pu lasser ou dissuader puisque l’ARC a organisé aussi des permanences.

Le collectif s'est montré ambitieux, avec une volonté d'être présent sur tous les fronts et de favoriser l'entraide à tous les niveaux :
- Entraide pour les problématiques individuelles,
- Décryptage de la situation de chaque copropriété,
- Regroupement des intérêts des copropriétés face à un syndic gérant plusieurs résidences,
- Enquêtes par dialogue avec des copropriétaires sur les causes de la mise en danger de copropriétés,
- Création d’outils de mutualisation utilisables par chaque copropriété.

Peut-être que ces objectifs à atteindre ont été un peu trop ambitieux, compte-tenu de l'épuisement possible des animateurs du collectifs, insuffisamment relayés.

Enfin, un membre du collectif a fait état de ses opinions et propositions que l’on peut résumer ainsi :

"La copropriété qui, dans une forme particulière, participe au droit au logement, est malheureusement aussi une marchandise avec tous les excès permis dans ce régime de profit.
Le but de notre action est de faire d'un copropriétaire un citoyen dans son immeuble - comme il doit l’être dans sa commune et dans la nation -.
Dans son immeuble, lui donner les possibilités de s'initier aux lois et procédures pour en contrôler la gestion, soit par un syndic, ou parvenir à l'autogestion.
Mettre à disposition des outils de gestion, dans les domaines des lois, comptabilité, travaux (consultations, ouvrages, logiciels...), à rassembler à terme dans une coopérative
Le collectif, cette coopérative, les services municipaux, les mouvements d'autres formes de l'habitat, les représentants de la municipalité, les services nationaux concernés pourront, devront adhérer à une SCIC en charge de propositions et d'actions dans le domaine de l'urbanisme
Le collectif doit non seulement examiner les lois sur l'habitat mais être force de proposition.
Toute action du collectif en faveur d'un syndicat de copropriété devrait contribuer à renforcer le collectif."

Tout le monde en convient : il est nécessaire de rationaliser le fonctionnement du collectif et les échanges ont permis de construire un consensus (Voir plus haut dans « Principales décisions : le collectif version 2017»).

Tag(s) : #Compte-rendus de nos réunions, #Compteurs Linky, #Marchands de sommeil, #Maison de l'Habitat, #Loi Alur, #Syndic SDC, #Nos actions

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