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Collectif CSSB Saint-Denis - Compte-rendu de la réunion du 7 juin 2017

Présent-e-s :

- Laurent RUSSIER, Maire de Saint-Denis.

- Elodie Fabas, Nabil El Mir et David Frigge (Collectif CSSB Saint-Denis).

 

Nous avons été reçus dans le cabinet du Maire de Saint-Denis, Laurent RUSSIER. Les points suivants ont été abordés :
 
- Plan de rénovation du centre-ville - PNRQAD (Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés),
- Rôle du service Hygiène et Habitat de la Ville de Saint-Denis,
- Rôle de la Maison de l'Habitat,
- Retour sur les engagements pris par les élus de Saint-Denis, avec le collectif CSSB Saint-Denis,
- Déploiement des compteurs LINKY à Saint-Denis.
 
- Laurent RUSSIER a rappelé à plusieurs reprises que la Ville de Saint-Denis faisait déjà beaucoup dans le domaine de la copropriété, à travers le plan de rénovation du centre-ville. Le PNRQAD (Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) a été obtenu par la Ville de Saint-Denis. C'est un dispositif largement financé par l'Etat, il est en cours de lancement et Laurent RUSSIER a indiqué que la Ville de Saint-Denis ne pourra pas faire plus que ce dispositif déjà existant.
Nous avons rappelé à Laurent RUSSIER que de nombreux participants à nos réunions du collectif n'étaient pas vraiment concernés, dans leurs copropriétés, par ce dispositif PNRQAD.
 
Rappel de la réunion publique sur le PNRQAD avec Stéphane PEU et Sabine LOUBET (19 avril 2016) :

- Une longue discussion a eu lieu sur l'inefficacité, le manque de réactivité (ou les sous-effectifs, c'est selon !) du service Hygiène et Habitat de la Ville de Saint-Denis.

La comparaison a été faite avec les services Hygiène et Habitat pour les villes de Pierrefitte, Aubervilliers, Stains et Saint-Ouen, lesquels services se montrent davantage réactifs qu'à Saint-Denis.
Laurent RUSSIER a rappelé que la Ville de Saint-Denis est un exemple national à suivre pour la lutte contre les marchands de sommeil et la lutte contre l'habitat indigne. Inutile de préciser que nous n'avons pas été convaincus par cette démonstration. 
Rappel que beaucoup de signalements effectués auprès des services de la Ville de Saint-Denis restent sans réponses. Que ce soit les signalements effectués sur les immeubles insalubres, les syndics indélicats ou les marchands de sommeil, le service Hygiène et Habitat apparait comme débordé, voire parfois complètement dépassé par les évènements.
 
Rappel également sur les difficultés rencontrées pour obtenir une réponse écrite du service Hygiène et Habitat, pour les copropriétés qui sont situées à l'extérieur du centre-ville (exemple pris pour l'immeuble insalubre du 22 boulevard Ornano à Saint-Denis, côté Carrefour Pleyel).
Il a été demandé à plusieurs reprises à Laurent RUSSIER, si la Ville de Saint-Denis pouvait accompagner, soutenir ou même témoigner avec des habitants, sur des cas très concrets de copropriétés dégradées (avec marchands de sommeil et syndics indélicats, les deux étant généralement très liés !).

Exemple pris d'un cabinet d'avocat, indiquant que le Maire d'une commune peut intervenir dans les copropriétés en difficulté, via les dispositions de la Loi ALUR. Dans le cas d'une copropriété insalubre abandonnée par son syndic et laissée entre les mains d'un marchand de sommeil, il est possible pour le Maire de déposer une requête afin d’obtenir la désignation d’un mandataire ad hoc, lors d'une Assemblée Générale Extraordinaire. Cette requête peut être déposée au visa de l’article 29-1 A de la loi du 10 juillet 1965 en démontrant la situation obérée de la trésorerie de la copropriété.

A cette demande, comme aux demandes précédentes, le refus de Laurent RUSSIER a été très net.

Nous avons alors évoqué la question de connivences possibles entre la Mairie et les syndics de Saint-Denis, en précisant que chaque partie détenait des "dossiers" sur l'autre, ce qui offrirait la possibilité pour chaque partie de faire du chantage, à tous les niveaux ! "Si vous menacez mes intérêts, j'ai un dossier sur vous... !".

Lorsque nous avons évoqué les nuisances provoquées par certains commerces la nuit, en citant en exemple les actions récentes menées par la Ville de Stains, pour mettre fin à l'ouverture nocturne des commerces, Laurent RUSSIER a balayé d'un revers de main cette comparaison avec Stains.

 

- Pour le rôle de la Maison de l'Habitat, Laurent RUSSIER a confirmé la réponse écrite de Stéphane PEU. Autrement dit, la Maison de l'Habitat n'apportera pas grand chose de nouveau pour les copropriétaires. La Maison de l'Habitat ne disposera d'aucune aide logistique ou matérielle, à destination des syndicats de copropriétaires. Stéphane PEU avait pourtant fait des promesses en réunion publique, pour la Maison de l'Habitat.
 
Rappel avec les assises de l'habitat indigne (22 novembre 2016) :
Dès lors, on ne peut que déplorer que les élus de Saint-Denis ne tiennent pas leurs engagements.
Rappel de la réponse écrite de Stéphane PEU sur le rôle de la Maison de l'Habitat :
Rappel de notre rencontre avec Stéphane PEU (12 février 2016) :
- A propos du déploiement des compteurs LINKY, il a été rappelé les engagements pris par Michel RIBAY en réunion publique (le 15 février 2017, en salle du Conseil Municipal), à propos d'un moratoire "LINKY" spécifique sur les immeubles insalubres.
Laurent RUSSIER indiquera que le compteur LINKY n'est pas le thème de notre réunion. Mais les compteurs LINKY ne concernent-ils pas le domaine de la copropriété ?
 
Laurent RUSSIER précisera également, avec autorité, qu'il ne voit pas quels "engagements" ont été pris par les élus sur les compteurs LINKY.
Nous lui avons suggéré de lire (ou relire) le compte-rendu de la réunion publique LINKY, du 15 février 2017, pour rappel :
On ne peut que déplorer la désinvolture avec laquelle Laurent RUSSIER a répondu à nos questions, tout au long de la réunion. En se laissant aller à plusieurs reprises à quelques "pics" relatifs à la campagne électorale en cours pour les élections législatives. 
 
Les participants sont ressortis de la réunion avec la conviction suivante : il n'y a rien à attendre des réunions publiques avec les élus de Saint-Denis, il n'y a rien à attendre de la municipalité, rien à attendre des services de la Mairie, au niveau de la copropriété.
Conclusion : il n'existe pas de travail en commun entre le collectif Copros Libres Saint-Denis et les services de la Mairie. Affirmer le contraire serait quelque peu présomptueux.
Tag(s) : #Compte-rendus de nos réunions, #Rencontre avec les élus, #Nos actions, #Les syndics à Saint-Denis, #Marchands de sommeil, #Loi Alur, #Compteurs Linky, #Boulevard Ornano, #Cohabiter avec les commerces

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